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Pourquoi faut-il défendre la langue française
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Info dernière minute : comme vous l'avez remarqué, je ne fais plus de mises à jour sur ce site depuis plusieurs mois.
En revanche, je vous propose de nous retrouver sur mon blog à l'adresse suivante : Le blog de Nina Siget et vous pouvez m'écrire à ninasiget@gmail.com.
Au plaisir de vous lire,
@ bientôt.
NS
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"Dans les décombres du colonialisme, nous avons trouvé cet outil merveilleux, la langue française." Léopold Sédar Senghor poète, écrivain et homme politique sénégalais, membre fondateur de la Francophonie en mars 1970, au Niger.
L'organisation Internationale de la francophonie fête cette année ses quarante ans et, du 22 au 24 octobre 2010, à Montreux en Suisse, 3 000 représentants des 70 Etats membres sont réunis autour du thème "Défis et visions d'avenir pour la francophonie" pour le XIIIe sommet de la francophonie. Décliné en trois thématiques :
- la francophonie acteur des relations internationales et sa place dans le gouvernance mondiale,
- la francophonie et le développement durable,
- La langue française et l'éducation dans un monde globalisé : les défis de la diversité et de l'innovation.
Parlé sur les cinq continents, nous serions selon le dernier rapport de l'O.I.F. quelque 220 millions de personnes aujourd'hui à parler le français dans le Monde. Selon une projection, ce nombre pourrait atteindre 700 à 750 millions d'ici 2050.
En 1958, dans la Communauté Economique Européenne, le français fait partie des quatre langues officielles avec l'allemand, l'italien et le néerlandais, définit par le premier règlement en la matière. Aujourd'hui, l'Union Européenne compte 23 langues officielles. Or, pour des raisons de temps et de budgets tous les documents ne sont pas traduits. La Commission européenne utilise généralement l'anglais, le français et l'allemand comme langues procédurales, tandis que le Parlement européen fournit des traductions dans différentes langues selon les besoins de ses membres, la Cour de Justice de l'Union Européenne délibère en français. Toutefois, le français n'a cessé de reculer au sein de l'Union Européenne. En 1997, 41% des documents de la Commission étaient en français contre seulement 8,32% aujourd'hui (source : ec.europa.eu).
Depuis plus de soixante ans, la construction européenne repose sur la négociation et le compromis pour générer et poursuivre le projet commun en tenant compte des intérêts de tous les Etats membres. À l'évidence, nos différences existent. Mais elles ne doivent pas être niées car elles sont aussi notre richesse et même notre force. Dans ce système, nos relations sont définies par des accords qui ne peuvent résulter que de règles de droit les créant, les renforçant, les aménageant. Or, francophones et anglo-saxons n'ont pas la même vision ni la même approche de l'élaboration juridique des rapports sociaux et politiques. Leur co-existence est un atout que nous devons absolument sauvegarder parce qu'elle est un apport dans le système européen. La disparition du français dans les institutions reviendrait à une uniformisation des normes au préjudice de l'ensemble des citoyens de l'Union.
Défendre le maintien de la langue française au sein de l'Union Européenne, c'est se mobiliser pour un approfondissement équilibré des institutions européennes.
Le site de la francophonie
Archives... édito 3 mai 2005...
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