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Nouvel An,
Le Nouvel An, comme son nom l’indique, signe le passage d’une année à la suivante. Ici, en Occident, et notamment en France, nous avons coutume de nous souhaiter la bonne année dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Notre nouvel an est à une date fixe et l’occasion bien sûr de fêter ensemble, entre amis, ce changement. Nous l’espérons toujours prometteur, porteur de bonnes nouvelles, d’espérances, au même titre que nous espérons toujours une bonne, voire meilleure, récolte à venir.
En France, nous devons notre jour de l’An à date fixe à Charles IX qui signe l’Edit de Roussillon le 9 août 1564, définissant le 1er janvier comme jour de l’An. A l’exception de la période révolutionnaire, de 1792 à 1805, où le nouvel an fût célébré à l’équinoxe d’automne, entre le 22 et le 24 septembre. C’est en 1622 que cette date fût généralisée par le Pape Grégoire XV au monde chrétien pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses.
Si l’on peut dire que ce rythme annuel est universel, le jour de l’an n’est pas pour autant le même pour tous les terriens. Comme vous le savez, les russes orthodoxes fêtent le nouvel an le 14 janvier ce qui ne les empêche nullement de festoyer le 31 décembre ! Cette date correspond à leur calendrier julien qui est l’ancêtre du calendrier grégorien, lui-même réforme du calendrier : le romain. Remontant à Jules CESAR en 46 avant JC, il va rester en vigueur jusqu’à la fin du XVIème ; il est également encore utilisé par les Berbères notamment. Il est très proche du nôtre, basé sur le rythme du soleil, comportant douze mois et 365 jours. L’ajustement se fait au moyen d’une année bissextile tous les quatre ans. Mais ce système ne permet d’obtenir qu’une moyenne de 365.25 jours alors qu’il faudrait parvenir à 365.24219 pour atteindre la valeur moyenne d’une année tropique (définie comme l’intervalle de temps dans lequel la longitude moyenne du Soleil sur son orbite apparente (l’écliptique) croît de 360 °, autrement dit la période de révolution de la Terre autour du Soleil*). Grâce aux travaux des astronomes chaldéens, Hipparque, mathématicien et astronome du 2ème siècle av JC, a pu calculer avec seulement six minutes d’erreur, la durée réelle de l’année, à partir de la vitesse de déplacement du soleil, en réalité celle de la Terre puisque c’est elle qui tourne autour du soleil.
Le calendrier julien fût utilisé en Europe et en Afrique du Nord jusqu’en 1582, année de la promulgation par le pape Grégoire XIII du nouveau calendrier éponyme afin de tenter de régler cette discordance annuelle de 11 minutes de solstices et équinoxes, conduisant au décalage d’un jour tous les 134 ans. Le calendrier grégorien est un calendrier solaire et aujourd’hui l’erreur est de l’ajout d’un jour tous les 3000 ans. Le calendrier grégorien fût adopté par les pays majoritairement catholiques. Pour l’anecdote : en France, le passage de l’un à l’autre a eu lieu dans la nuit du 9 décembre 1582 qui fût suivie par le lundi 20 décembre 1582. La Grèce quant à elle conserva le calendrier julien jusqu’en 1923.
D’autres peuples, comme en Asie, fêtent le nouvel an à date variable qui tombe en revanche toujours entre le 21 janvier et le 20 février, ce qui correspond aux cycles lunaires. Il est dans la plupart des pays célébré sur plusieurs jours (de trois à sept). Cette année 2010, par exemple, sera fêtée le 14 février.
Moralité : nous avons encore quelques réveillons en perspective afin de partager nos bons vœux avec l’ensemble de nos contemporains !
Alors bonne année à tous !
*La durée de l’année tropique est légèrement variable (diminution de 0,53 s par siècle) en raison de diverses interactions gravitationnelles entre la Terre, la Lune et les autres planètes du système solaire.
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