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Chercher à comprendre
J'ai écrit ce texte à l'attention d'un jeune médecin, qui était confronté, pour la première fois en consultation, à ce douloureux problème. Je voulais simplement lui rappeler quelques petites choses sur ce thème.
Tout d'abord, le nom d'I.V.G. qui ne correspond pas, à mes yeux, à cette réalité. Je m'en explique : ce qui me dérange dans cette expression, c'est le terme de "volontaire", simplement, parce qu'il conduit les femmes à être montrées du doigt, à être culpabilisées. Parallèlement, il entraîne une confusion dramatique, dans la mesure où l'on oublie que l'avortement est une conséquence et non une cause. Dès lors, la femme semble devoir assumer seule cette responsabilité issue d'un acte commun.
Ensuite, parce que cet échange qui, en principe, devrait être un acte d'amour partagé, ne l'est pas toujours. Alors quel est l'avenir de cet enfant non désiré ? (Et encore, j'écarte volontairement de votre réflexion le viol, dont on ne doit même pas avoir à débattre, tellement il est évident que l'avortement demandé s'impose). Au fond, la femme qui est amenée à prendre cette décision, ne peut le faire que dans un moment de détresse ; ce que les médecins ne doivent jamais oublier, car seule la patiente connaît les vraies raisons de sa décision, qui peuvent être fort éloignées de celles avouées en consultation.
Enfin, il faut se souvenir d'une part, que l'avortement concerne toutes les femmes, sans distinction d'âge ni de rang social ; d'autre part, les statistiques nous enseignent que le nombre d'avortements est stable depuis 1975. Mais ce qui a fondamentalement changé, c'est qu'il n'y a plus de femme qui décède à la suite d'un avortement.
Informations techniques, médicales et légales sur l'I.V.G. : www.sosgrossesse.org
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